Le crowdfunding

Financez des projets artistiques !

Le crowdfunding
Au rayon des philanthropes, il y avait les milliardaires américains comme Bill Gates et Warren Buffet, capables de faire don de 95 % de leur richesse. Aujourd’hui, ils ne sont plus les seuls à pouvoir faire œuvre de générosité. Sans donner jusqu’à 95 % de notre revenu, chacun d’entre nous peut désormais œuvrer au service d’une cause commune. Et ce, grâce au « crowdfunding ». Qu’est-ce que ça signifie au juste ? Il n’existe pas de traduction exacte en français mais littéralement cela signifierait « financement par le peuple ».

Mon financeur, cet inconnu

L’idée est simple et existe grâce à Internet. Ceux qui ont créé le concept considèrent qu’il n’est désormais plus acceptable que le projet d’un artiste, d’un journaliste, d’un réalisateur ou d’une association humanitaire reste dans des cartons par manque de visibilité ou simple manque de moyens.

Fini les idées brillantes entravées pour ne pas avoir reçu les fonds nécessaires d’une banque.

Désormais, celui qui finance notre futur court-métrage, notre prochain reportage peut être un inconnu, habiter au coin de la rue ou à l’autre bout de la planète. C’est ainsi que le site swellr.com permet, si l’on achète des bons d’achat de fournitures scolaires en ligne, de reverser une partie de nos dépenses à un projet d’éducation. Par cet achat (que l’on aurait effectué de toute façon) on peut envoyer un  groupe d’enfants en voyage scolaire.

Ma participation récompensée

Et c’est la même logique pour les projets artistiques. C’est ainsi qu’un documentaire sur David Lynch (« Lynch three project »)  a été réalisé grâce au crowdfunding. En échange de leur grandeur d’âme, les donateurs ont reçu un autoportrait réalisé par Lynch qui a, lui aussi, joué le jeu. Parce que soutenir un projet est une sorte de jeu « gagnant-gagnant ». Ce que le site Ulule.com (une vraie ruche de créateurs qui soutient photographes, artisans, peintres…) appelle une « contrepartie ».

Ainsi, pour son projet de fin d’études à l’école de cinéma de New York, Mélanie a décidé d’offrir à ses donateurs leur nom au générique de son film. Tourné en France, « Anna et Jérôme » est aujourd’hui financé à 58 % (la réalisatrice a même réussi à convaincre Elodie Bouchez pour le rôle principal) Il reste 21 jours pour que ce projet soit estampillé « crowdfunding ». Car, à l’image des sites de vente en ligne, il y a des « deadlines ». Parce qu’il y a une fin à tout. Même aux initiatives les plus honorables.

Mais en tout cas, voir se réaliser des projets qu’on a portés depuis le début est une récompense. Ainsi, grâce à des sites comme « J’aime l’info », les internautes peuvent lire, dans leur magazine habituel, des reportages qu’ils ont eux-mêmes financés.

Finalement, le crowfunding, c’est non seulement un portefeuille mis au service de tous, mais aussi une grande preuve d’intelligence collective. Alors, reste une seule chose à dire : « Donnez, donnez, donnez ».

Liens :

– Education
Documentaire Lynch
– Le crowfunding pour les nuls
Ulule
– Le film « Anna et Jérôme »

publié le 07/09/2011
par Montagnier Lily

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publié le 07/09/2011
par Montagnier Lily

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