Tableau vivant

L’application ARART donne vie aux tableaux

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Si les plus grands chefs-d’œuvre s’animaient, que révéleraient-il ? C’est la question que se sont posés Kei Shiratori, Takeshi Mukai et Younghyo Bak ! Ces trois artistes japonais, à la fois geek et poètes, ont tiré parti de la réalité augmentée afin de créer une application donnant vie aux tableaux.

ARART, pour « Augmented Reality ART » est un petit programme qui reconnaît automatiquement les œuvres et les fait bouger. L’effet est magique : sous l’objectif de l’iPhone, les Tournesols de Van Gogh ondulent et perdent quelques pétales, la Joconde de De Vinci, plus espiègle que jamais, nous adresse des clins d’œil et la Jeune fille à la perle de Vermeer semble prête à nous révéler son secret ! Pour chaque tableau, ARART agit comme un sésame qui permet de dépasser la surface de la toile et apporte un regard neuf sur des œuvres que l’on pensait connaître par cœur. Les possibilités semblent infinies : que feraient les Nymphéas de Monet ? Les Nighthawks d’Edward Hopper ? Les sérigraphies de Warhol ?

Nighthawksd’Edward Hopper (1942)
Nighthawksd’Edward Hopper (1942).
Si les piliers de bar d’Edward Hopper prenaient vie, que feraient-ils ?

Plateforme de création

Mais ARART n’est pas réservée aux seules œuvres classiques. Ses créateurs ont voulu en faire une plateforme ouverte aux nouvelles créations. Plusieurs plasticiens japonais comme Masayuki Akamatsu ont ainsi imaginé des tableaux qui ne prennent tout leur sens qu’au travers de l’application.


UroborosTorch de Masayuki Akamatsu.
Les tableaux de l’installation Uroboros Torchde Masayuki Akamatsu fourmillent de détails animés

Présentée fin 2012 lors d’une exposition commune à Sapporo, ARART a été brièvement disponible sur l’App Store avant d’en disparaître afin que ses inventeurs puissent en déposer le brevet.

Quoi qu’il en soit, cette application participe de la révolution plus globale de l’Art grâce au Digital. D’un côté, les immenses possibilités du numérique offrent un nouveau support aux artistes souhaitant créer des œuvres entièrement interactives comme celles de Rafaël Rozendaal ou construisant des ponts entre réel et virtuel, comme ARART. De l’autre, le Digital se fait outil de diffusion et de démocratisation de l’art, grâce à des initiatives comme le Google Art Project ou la galerie en ligne Art.sy.

Liens :

- Le site de ARART
- L’art numérique sur Le Collectif

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