Depuis que les nouvelles technologies (ou NT) ont investi notre quotidien, force est de constater que celui-ci a considérablement changé. A la fois outils de travail et de loisirs, petits et grands s’en servent et s’y adonnent, sans forcément se rendre compte à quel point. Le temps comme l’espace qu’ils y consacrent peuvent donc être sans mesure. Est-il possible de contrôler cette dernière ? Et si oui, comment ?
Adultes et enfants : un usage des NT différent
Smartphones, iPad, montres intelligentes… Ces figures de proue de la vague technologique qui s’est abattue sur notre planète restent, d’un point de vue historique, encore récentes. Voilà qui est à l’origine de la différence essentielle entre les jeunes et les moins jeunes : là où les premiers ont toujours connu les NT, les seconds ont connu la vie sans elles, et ne s’en servent pas parce que c’est naturel, mais parce que c’est pratique. Ainsi, les uns sont habitués à être « online » en permanence, les autres oscillent plus facilement entre connexion et déconnexion, et font peut-être preuve d’une discipline plus grande lorsqu’il s’agit de « tout éteindre ».
Et cela peut se comprendre : quand on se souvient qu’un smartphone sert souvent moins à appeler qu’à écouter de la musique, échanger des photos, jouer à des jeux en ligne, interagir sur les réseaux sociaux, ou même regarder la télévision, on n’a pas forcément envie de s’en séparer, même quand papa et maman nous rappellent qu’on est en train de dîner…
L’excès d’utilisation
Ceci dit, tout est relatif. Les cas d’adultes avouant leurs difficultés à « décrocher » des NT ne sont pas rares. Une étude du cabinet Technologia datant du mois de mars les estime à plus de 40%. Mais précisons quand même que ce sont des travailleurs, qui sont d’abord équipés dans le but d’accomplir leurs tâches plus facilement, plus rapidement, et plus souplement. Ces difficultés dont ils parlent ne sont alors dues qu’à un « excès d’utilisation », facilité par la nomadité que permettent les NT, mais qui n’a rien d’irrémédiable.
En effet, pour tout ce petit monde, il s’agit simplement de pouvoir tirer le meilleur des NT, dans les cadres du travail et du loisir, comme ils l’entendent. C’est-à-dire sans se laisser envahir, et sans se sentir guidés par des énergies autres que leur volonté.
La déconnexion : comment se pratique-t-elle ?
Instaurer des règles
Toujours selon l’étude Technologia, pour les adultes, l’une des principales questions à résoudre est : comment faire en sorte que l’usage des NT dans leur vie professionnelle n’empiète pas sur leur vie privée ? La réponse est simple : il faut instaurer des « règles du jeu ». En accord avec leur employeur, et sur la base de lois du travail en constante amélioration, ces règles consistent à définir des plages horaires et des méthodes de travail claires. Ainsi, une fois rentrés à la maison, ou durant leurs vacances, les travailleurs peuvent se consacrer à leur famille et à leurs activités sans risque d’être interrompu par un mail ou un coup de fil pro.
Mais il est également conseillé, pour ceux qui travaillent à domicile, de « disposer d’une pièce attribuée exclusivement au travail », afin de bien conserver leur notion de l’espace de vie. En somme, on ne devrait pas travailler n’importe où et n’importe quand, sous prétexte que nos outils technologiques sont à portée de main. D’autant que ceci permet d’éviter bon nombre de désagréments : augmentation du rythme et de l’intensité du travail, stress, surcharge d’information…
Redéfinir les usages des Nouvelles technologies
Pour les plus jeunes, c’est autre chose. Comme leur rapport aux NT est plus naturel et plus intuitif, il s’agirait plutôt de guider leurs pratiques, dans une démarche d’éducation.
En 2010, l’Atelier, cellule de veille technologique de BNP Paribas, concluait après sondage que « l’intérêt des nouvelles technologies dans l’éducation ne fait plus débat ». En effet, l’utilisation d’interfaces comme les tablettes tactiles et autres netbooks au collège et au lycée aurait révélé un véritable enthousiasme chez les élèves, et un regain d’intérêt pour l’apprentissage des langues, de l’histoire, des sciences, de la littérature… On comprend pourquoi nos amis coréens ont décidé d’investir plus de 1,4 milliard d’euros dans la numérisation complète des manuels scolaires d’ici 2015, occasionnant ainsi un usage des NT pertinent, plus interactif, et plus efficace.
Après de telles mesures, il n’y aura sans doute plus de risque que les enfants confondent « nouvelles technologies » et « loisirs », et qu’ils oublient que l’on peut se divertir autrement.
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Nous ne serons plus jamais déconnectés…
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