Il fait beau, il fait chaud et votre ordinateur est en surchauffe ? C’est peut-être l’occasion d’aller faire un petit tour dehors à la découverte du street-art numérique et de ses nombreuses créations toutes disséminées aux quatre coins des villes.
Cette nouvelle forme d’expression qui mélange art urbain et nouvelles technologies donne naissance à des oeuvres d’art hybrides qui font appel aux appareils électroniques que vous utilisez dans la vie quotidienne, mais aussi à votre sens de l’observation.
Alors restez connectés, la visite commence dès que vous passez le seuil de votre porte.
Tu flashes et tu mates
A Paris, les membres du collectif Raspouteam ont eu la brillante idée de troquer leurs pinceaux contre des QR codes, ces drôles de codes-barres en deux dimensions que vous shootez avec votre smartphone et qui vous renvoient vers du contenu en ligne. Leur projet, baptisé « Désordres Publics », découle de cette volonté de s’approprier l’outil technologique pour servir une démarche artistique. Ainsi, ils se sont lancés dans la création de QR codes « faits-maison » qu’ils ont reproduits sur une vingtaine de plaques en céramique. Chacune de ces mini-œuvres connectées sont collées dans certains lieux historiques de Paris qui ont un jour secoué l’histoire de la capitale. A vous de les géolocaliser et de prendre part à l’œuvre en découvrant le contenu que renferme chaque QR code.
De son côté, le street-artiste berlinois Sweza utilise ce moyen numérique pour rétrécir encore plus les frontières entre réalité et virtualité dans le paysage urbain... Jusqu’à vous faire voyager dans le temps. Son concept : repérer les œuvres de street-art qui ont été effacées dans les rues de Berlin et leur donner une nouvelle vie en apposant à l’endroit exact où elles se situaient un QR code qui renvoie vers une photo de l’original disparu. Ainsi, graffs, pochoirs ou encore collages qui n’existent plus physiquement sur les murs, trouvent une nouvelle vie dans l’espace virtuel.
De l’art en barre
Aram Bartholl est un artiste allemand qui a inventé une façon plutôt originale de partager et de rendre visibles les œuvres d’arts...Tant qu’elles peuvent tenir dans une clé USB !
Le principe est avant-gardiste : il s’agit de transformer la ville en un lieu d’exposition à ciel ouvert en proposant aux artistes d’exposer leurs travaux dans des clés USB qu’ils auront cimentées dans un mur de leur ville. Solidement fixés, géolocalisés et en libre accès avec votre ordinateur portable, ces milliers de curieux disques durs éparpillés un peu partout dans le monde deviennent les pièces composites d’une seule et même œuvre digitale : le projet « Dead Drops ».
Il a déjà fait des émules et une carte actualisée en ligne vous permet de savoir s’ il existe quelques-unes de ces clés USB dans votre zone d’habitation. Et à défaut, vous êtes encouragés à aller en installer vous-même !
Une chose est sûre, les acteurs du street-art numérique n’ont pas fini de nous en mettre plein la vue tant leurs travaux sont liés aux évolutions et innovations que nous apportent les nouvelles technologies. Alors, est-ce juste une nouvelle forme d’expression à part entière ou bien réellement la dernière mise à jour en matière d’art tel que nous le connaîtrons dans le futur ?
Liens :
- Le projet « Désordres Publics » par la Raspouteam
Les différents travaux du street-artiste Sweza
Le site du projet « Dead Drops »
Free Art and Technology (F.A.T), le collectif d’Aram Bartholl
Un collectif d’artistes qui mélange open-source et communication artistique urbaine
Auréolé d'une victoire aux championnats départementaux de Pacman en 1998, John découvre toute l'étendue du monde numérique avec l'arrivée des premiers...