En anglais, « Pebble » veut dire « caillou » ou « galet ». Pebble est aussi un fabricant de jouets faits main par des femmes bangladaises (la preuve en images). Mais Pebble est surtout « la » sensation technologique de l’année prochaine. Diffusé pour la première fois le 11 avril sur la toile, ce nom plutôt mignonnet est à présent sur toutes les lèvres. Et pour cause…
La redoutable intelligence d’une montre
En guise de sœurs aînées, Pebble est plutôt bien entourée. Leurs noms : I’m Watch du créateur italien Blue Sky, SmartWatch de Sony, ou encore inPulse Watch pour Blackberry. Mais là où Pebble tranche radicalement, c’est qu’elle est la seule à être compatible à la fois avec les smartphones et les iPhone, via une connexion bluetooth.
D’un format de 144 x 168 pixels, son écran n’est pas tactile mais issu de la technologie E-Ink, un affichage à l’encre électronique généralement employé pour les liseuses ; ce qui lui donne l’avantage d’être lisible même au soleil. Contrôlable via quatre boutons, Pebble est aussi munie d’un microprocesseur, d’un vibreur et d’un accéléromètre avec détecteur de mouvement. Quant à sa batterie, elle est d’une autonomie de sept jours, et se recharge simplement via un port USB.
Lorsque vous la connectez à votre smartphone / iPhone, Pebble vous indique tout un tas d’infos : appels entrants, mails, SMS, rappels d’agenda, notifications Facebook et Twitter… Mais le must, c’est la personnalisation sans fin que vous pouvez lui infliger ! Via le WatchApp Store, les créateurs de Pebble vous proposent de télécharger toutes les applications que vous souhaitez, mais aussi, si le cœur vous en dit, d’en créer vous-même via un kit de développement simplifié. Et si la programmation n’est pas votre « dada », vous pourrez vous contenter de choisir parmi les Watchfaces, les différents formats d’affichage de l’heure. Tout cela pour des usages multiples, qui n’auront de limite que celle de votre imagination. Voyez plutôt :
Légende : Présentation de la Pebble SmartwatchLa Pebble mania
Comme le montre la démo ci-dessus, Pebble n’est pas née d’un coup de baguette magique. La « dream team » menée par le jeune vancouvérois Eric Migicovsky a mis cinq ans à développer son prototype, fait des composants d’un téléphone cellulaire. Après quoi ils se sont inscrits sur KickStarter, un site de crowdfunding dans lequel Eric précisait que 100 000 dollars étaient nécessaires à la fabrication de Pebble. Le brave, il ignorait encore que la somme seraient atteinte au bout de deux heures seulement… et qu’un mois plus tard, elle s’élèverait (tenez-vous bien) à 10 266 845 dollars ! Autrement dit, le projet le plus financé de l’histoire de KickStarter.
Eric affirme être tombé des nues, ce qui peut se comprendre. Néanmoins, le jeune homme n’en était pas à son premier coup d’essai. La inPulse Watch pour Blackberry en 2010, c’était déjà lui, doté d’un talent hors normes pour flairer nos besoins d’utilisateurs : de la mobilité, de la praticité, du « tout connecté » et un brin de branchitude…
Aujourd’hui, son équipe s’est agrémentée de cinq membres supplémentaires, pour pouvoir répondre aux commandes passées par plus de 85 000 Pebblers, qui n’en peuvent plus d’attendre : de septembre 2012, le délai de fabrication serait passé à janvier 2013. Vous l’aurez compris : si vous aussi avez envie de devenir un Pebbler, prévoyez dès maintenant l’équivalent de 150 dollars pour votre joujou « rouge cerise », « noir de jais », ou « blanc arctique ».
Journaliste pour le collectif, Salinger 75 écrit également un tas d’autres choses, non « pour le plaisir » comme dirait l’autre, mais « parce qu’elle...