Ils s’appellent Diabspace, Carenity ou encore Fortesensemble : les réseaux sociaux dédiés à la santé et aux soins médicaux ne cessent de se développer, faisant de nouveaux adeptes chaque jour.
Retour sur un phénomène en pleine expansion.
Le pourquoi du comment
Ils ne sont pas encore aussi connus que Myspace, Facebook ou Foursquare mais ils reposent sur le même principe : permettre à des anonymes atteints d’une maladie (ou proches d’un malade) d’échanger sur leur intérêt commun. Pour ce faire, ils mettent à profit des outils familiers, comme les blogs, les forums de discussions ou messagerie instantanée / privée. Et voilà que la maladie, aussi grave soit-elle, devient un sujet de discussion presque comme un autre, avec en prime, une dimension « humaine » que les internautes ne manquent pas de souligner.
C’est du moins le point de départ de ces réseaux ; parce qu’en réalité, l’intérêt d’en faire partie va bien au-delà. On parle alors sans complexe d’informations complémentaires apportées au diagnostic du médecin, d’erreurs découvertes dans ce même diagnostic, voire d’« automédication »…
Mais ne prêtons pas à ces plateformes de si mauvaises intentions, car certaines d’entre elles font preuve d’un véritable sérieux : le site Carenity, par exemple, met à votre disposition des outils développés spécialement pour le suivi de votre état et validés par des professionnels. Le fondateur du site parle ainsi de l’émergence d’un nouveau genre de patient, « acteur et responsable de sa santé ».
Sur le même schéma, Diabspace propose aux diabétiques d’échanger sur tout ce qui concerne leur maladie : où trouver des carnets de glycémie, quelles sont les dernières innovations technologiques qui les concernent… Fortesensemble.ca, lui, fait de même avec les Canadiennes atteintes du cancer du sein. Enfin, il existe aussi des équivalents anglophones tels que Patients like me ou Is My Cancer different.
La médecine 2.0 a-t-elle des limites ?
La réponse à cette question est sans doute oui. La première notion qui semble poser problème est celle du respect de l’anonymat que les réseaux « sérieux » comme Carenity mettent un point d’honneur à garantir. On peut également se demander si ces réseaux sociaux ne présentent pas le danger d’une « dérive anxiogène » à force d’échanger chaque jour sur les symptômes, les médicaments, leurs effets secondaires… Quoi qu’il en soit, il faut bien reconnaître que, désormais, notre système de santé devra compter avec ces nouvelles plateformes qui restent utiles tant qu’elles sont bien employées.
Et vous, qu’en pensez vous ?
Liens :
- Découvrez une étude menée par la CGIET (Conseil Général de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies) à propos de la place des réseaux sociaux dans le domaine de la santé
- Les personnes en charge de patients dépendants ont aussi besoin d'aide, AG2R La Mondiale a créé pour eux une communauté des aidants sur le site Aidons les nôtres