Farmville et la révolution du social gaming

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mots clés : Facebook, Social gaming
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La réunion avec le boss traîne alors qu’il est grand temps d’aller traire vos vaches ? Vous vous êtes fait piquer par Farmville ! Trader de la city, ingénieur chez Renault ou mère au foyer, vous êtes quatre-vingts millions à cultiver la carotte, élever la brebis et investir dans le tracteur rose. Vous gagnez de l’argent virtuel en vendant vos groseilles. Et vous invitez vos amis de Facebook à s’installer à côté de chez vous pour développer votre business de céréales.

Le social gaming triomphe et Farmville domine le phénomène. Issu de la contraction des termes « social network » (réseau social) et « casual gaming » (jeu occasionnel), le social gaming propose une nouvelle pratique du jeu vidéo en ligne. Pour Mark Pincus, le PDG de Zynga qui a développé Farmville, « les jeux sociaux sont la combinaison du meilleur du Web technique et du storytelling ». Économiquement, ces jeux reposent sur le free to play. L’installation est gratuite. Chaque action de gestion de votre ferme se fait ensuite manuellement. Planter vos graines et arroser vos poireaux vous prend du temps, augmente votre réceptivité. Vous devenez tout naturellement demandeur de mises à jour ou de nouveaux contenus. Autant de biens virtuels que vous pouvez échanger… ou acheter avec votre carte bleue.

D’après les statistiques All Facebook, ce sont 20% des joueurs qui ont déjà payé pour obtenir des options supplémentaires et se hisser dans les niveaux de fermiers les plus performants. Car le paysan actif devient facilement un joueur captif. Le jeu vous contacte toutes les heures, toutes les 4 heures, tous les jours, pour récolter les pommes de terre virtuelles que vous avez plantées. La dynamique peut changer votre cycle de vie. Les publicités et promotions pour des produits bien réels font d’ailleurs leurs premiers essais : lorsque vous achetez vos chaussures, votre vendeur, ne vous fait pas une remise sur le produit mais il vous offre un tracteur virtuel sur Farmville. Le concept est étonnant mais il suscite des intérêts ! Il faut dire que le succès du jeu dépasse les attentes de son éditeur. La société Zynga est devenue, en moins de deux ans, le développeur n°1 sur les réseaux sociaux. Elle installe jusqu’à mille serveurs par semaine pour pouvoir tenir la charge générée par les joueurs. Une simple offre promotionnelle de plantation bonus a déjà fortement augmenté le trafic avec sept cent mille fraisiers plantés ! Preuve de son succès commercial, les joueurs de Farmville sont les deuxièmes clients de PayPal dans le monde. En additionnant les recettes tirées de la publicité et celles qui viennent de la vente de biens virtuels, Zynga arrive à un chiffre proche de deux cent millions de dollars par an. Une concurrence presque arrogante imposée aux développeurs historiques de jeux vidéos peaufinés.


Liens :

www.allfacebook.com
www.farmville.com
www.zynga.com

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Anonyme1
joac
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-5

Dans la collection « Pour les nuls » je voudrais la version Farmville. Bonne pioche !
http://www.amazon.com/gp/product/1118016963?ie=UTF8&tag=moonfireg-20&lin...

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