Twitter rentre dans le Petit Robert 2012
« Court message informatif posté sur le Web par l'intermédiaire d'un service qui le transmet à des abonnés ». Et si je vous disais que cette phrase est en fait la définition officielle d'un tweet ? Eh oui, après les anglicismes et le verlan, c'est au tour des mots liés aux nouvelles technologies de faire leur entrée dans l'édition 2012 du Petit Robert !
L'apparition dans le célèbre dictionnaire du vocabulaire lié aux nouvelles technologies ne date pas d'aujourd'hui. Dans l'édition 2009, on trouvait déjà des termes issus de l'Internet et du lexique numérique comme « identifiant » ou « blogosphère ». « Ces mots entrent dans le dico par la force des choses », explique Laurence Laporte, directrice éditoriale du fameux ouvrage. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'ils ne sont pas soigneusement choisis ! Chaque mot a d'abord fait face à un jury composé de linguistes, de correcteurs et de documentalistes. La « force des choses » dont parle Laurence Laporte, c'est celle de la fréquence d'usage. Avec plus de 600 millions d'inscrits à Facebook, il paraît logique que le réseau social fasse son entrée dans la liste des noms propres. Il en va de même, donc, pour « tweet », ou « e-learning ».
Alain Rey, rédacteur en chef des éditions Le Robert, commente : « On veut que le bouquin soit un reflet assez fidèle des habitudes de paroles contemporaines ». En effet, toute la question est là. Le dictionnaire, sorte de gardien de la langue, se doit d'être à l'écoute de notre époque, d'assurer la diffusion d'un langage qui ne cesse de se transformer. Mais attention : il ne s'agit pas de consigner ce qui pourrait n'être qu'un phénomène de mode. Il est peu probable, par exemple, que « lol » ou « mdr » trouvent un jour leur place dans le Petit Robert, car « un mot qui y entre est censé y rester », rappelle Laurence Laporte. Il ne reste plus qu'à souhaiter longue vie à Twitter et aux autres « célébrités » du web...
Ceci dit, on comprendra que cette nouveauté déplaise à certains... Alain Rey lui-même l'admet : « parfois, on introduit des mots qui ne me plaisent pas du tout (...) ». Mais avouons-le : c'est plutôt bien que nos grand-mères sachent enfin ce qu'est un tweet (et cessent accessoirement de le confondre avec « truite ») ; ou comprennent qu’un « réseau social » n’est pas exactement une association caritative …
Lien :