Cela fait quelques années que l’introduction des nouvelles technologies dans les pays en voie de développement a été lancée. Jouant un rôle clé dans l’activité économique de ces régions du monde, les téléphones mobiles et autres connexions internet continuent de conquérir chaque jour de nouveaux utilisateurs. Aujourd’hui, c’est au tour des enfants de bénéficier de ce progrès, avec la tablette XO 3.0.
Une technologie ingénieuse à petit prix
À l’origine de ce beau projet, on trouve OLPC (One Laptop Per Child – Un ordinateur par enfant), une association à but non lucratif américaine. Fondée en 2005 par des enseignants officiant au MIT (Massachussetts Institute of Technology), elle a pour but, grâce au financement de plusieurs entreprises, d’équiper les enfants des pays défavorisés en ordinateurs et tablettes.
Après le succès de XO, le laptop bon marché écoulé à 2,5 millions d’exemplaires dans pas moins de 42 pays (Pérou, Ruanda, Haïti, Uruguay, Mongolie…), OLPC a décidé de passer à l’interface tactile. Résultat : une tablette avec une autonomie de 8 heures, une housse équipée d’un panneau solaire et une manivelle qui permet de la recharger rapidement, en cas de problème ou d’absence de réseaux électriques. Conçue aussi pour résister à la chaleur, l’humidité, le sable et l’eau, XO 3.0 ne devrait coûter que 100$, un prix variant selon les options choisies : système Android ou Linux et variété des écrans.
De grandes espérances
Nicholas Negroponte (voir sa biographie), le fondateur d’OLPC, est formel : « L’accès à un ordinateur portable ou à une tablette connectée constitue le moyen le plus rapide pour permettre un apprentissage universel ». Loin d’une visée commerciale donc, la tablette XO, d’abord destinée aux enfants, est censée améliorer leur éducation, pour rendre plus efficace la lutte contre la pauvreté et, dans une plus large mesure, protéger l’environnement.
Il va de soi qu’une démarche de telle ampleur n’a pas échappé au scepticisme de certains. La tablette d’OLPC a très vite fait l’objet de critiques d’ordre écologique. Notamment sur l’origine incertaine des composants utilisés pour la fabriquer, alors même que, par sa faible consommation d’énergie, elle a un impact minime sur l’environnement.
Mais le jour où OLPC fera marche arrière n’est pas arrivé ! 75 000 exemplaires de ladite tablette auraient déjà été commandés par le Nicaragua et l’Uruguay. De plus, l’association compte bien en faire un outil que chacun pourra s’approprier aisément, sur le long terme et ainsi suivre la marche du monde. Car, comme le précise Negroponte : « Pour des élèves du cycle primaire, une tablette n’est pas une question d’informatique ou d’école, c’est une question d’espoir ».
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Liens :
- Le site officiel de OLPC
- La biographie de Nicholas Negroponte, fondateur d’OLPC
Journaliste pour le collectif, Salinger 75 écrit également un tas d’autres choses, non « pour le plaisir » comme dirait l’autre, mais « parce qu’elle...